Le Conseil électoral provisoire (CEP) annonce un calendrier électoral remanié « imminent » après avoir transmis un nouveau décret à l’Exécutif. Une annonce stratégique qui ravive les espoirs… mais alimente aussi les soupçons dans un pays toujours sans élections.
Ce vendredi 24 avril 2026, le CEP a franchi une nouvelle étape. Comme O-News l’avait révélé jeudi, l’institution dirigée par Jacques Desrosiers a transmis à l’Exécutif un projet de décret électoral harmonisé avec le Pacte national pour la stabilisation et l’organisation des élections. Mais au-delà du texte, c’est surtout l’annonce d’un calendrier électoral remanié qui fait trembler les lignes. Un calendrier promis « incessamment », dans un climat de méfiance généralisée.
Ce réajustement intervient, selon le CEP, après une réévaluation du budget électoral avec l’appui d’acteurs internationaux, signe évident des blocages persistants. Derrière cette refonte, une réalité s’impose : l’organisation des élections reste suspendue à des contraintes financières, politiques et sécuritaires qui fragilisent tout le processus. Ce calendrier sera-t-il respecté… ou une nouvelle illusion ?
Le Conseil électoral provisoire jure vouloir avancer « en toute transparence et indépendance ». Mais après près de dix ans sans élections, les promesses ne suffisent plus. Le pays attend des actes. Car chaque délai, chaque ajustement, chaque calendrier remanié rapproche un peu plus Haïti d’un scénario redouté : celui d’un processus électoral sans fin.
