Liberté de la presse : Haïti crée le Prix Liliane Pierre-Paul — un tournant réel ou simple symbole ?

Dans un contexte où le corps sans vie du photojournaliste haïtien Jean-Marc Stevenson Ysemai, porté disparu dans la soirée du samedi 2 mai 2026, a été découvert le lundi 4 mai à La Ravine du Sud, dans la ville des Cayes, le Ministère de la Culture et de la Communication consacre officiellement un prix au nom de Liliane Pierre-Paul, figure emblématique du journalisme engagé.

C’est une décision lourde de sens. Le Ministère de la Culture et de la Communication annonce, lundi 4 mai 2026, la création du Prix national Liliane Pierre-Paul de la Liberté de la Presse, un hommage vibrant à une voix qui a marqué l’histoire médiatique du pays. Ce prix vise, selon le ministère, à reconnaître et encourager les professionnels des médias engagés dans la défense d’une presse indépendante, dans un contexte où la liberté d’informer reste un enjeu majeur.

Au-delà de cet hommage fort, l’institution lance également une série de distinctions nationales : le Prix Jean Price-Mars de la pensée haïtienne, le Prix Frankétienne de la création haïtienne, le Prix Félix Morisseau-Leroy de littérature d’expression créole, ainsi que le Prix Nemours Jean-Baptiste de la performance musicale. Autant d’initiatives visant à valoriser l’excellence dans divers domaines culturels.

Attribués chaque année, ces prix s’inscrivent dans une volonté affirmée de l’État de célébrer les figures et les talents qui façonnent l’identité nationale, donne à croire le ministère. En baptisant un prix au nom de Liliane Pierre-Paul, espérons que l’État veuille enfin envoyer un signal fort — celui que la liberté de la presse n’est pas négociable, mais essentielle à la démocratie.

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