Une déclaration issue du procès fédéral américain à Miami jette une lumière crue sur les coulisses du crime du siècle en Haïti. Le nom d’Ariel Henry surgit au cœur d’un enchaînement de faits troublants impliquant le principal suspect dans l’assassinat de Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, à Pèlerin 5, Pétion-Ville.
Vendredi 1er mai 2026, à la fin de la huitième session du procès fédéral américain sur l’assassinat de Jovenel Moïse, une déclaration commune du juge fédéral a fait l’effet d’une bombe. Joseph Félix Badio se serait réfugié chez l’ancien Premier ministre Ariel Henry immédiatement après le crime.
Selon cette même déclaration, Badio — considéré comme le suspect numéro un par la Police nationale d’Haïti — aurait communiqué, avant, pendant et après l’exécution du 58e président haïtien, avec l’ancien président Michel Martelly et l’ancien Premier ministre Ariel Henry.
Ces révélations relancent les interrogations sur les responsabilités et les complicités éventuelles. Le procès, suivi de près à l’international, pourrait faire émerger de nouveaux noms et bouleverser l’équilibre déjà fragile de ce dossier explosif. Le lundi 4 mai débute sa 9e session.
