La colère monte à Saint-Marc. Face à l’insécurité persistante, des jeunes reprennent la rue et exigent des réponses concrètes des autorités.
Ce lundi 4 mai, la commune de Saint-Marc s’est de nouveau embrasée. Des jeunes de la cité Nissage Saget ont lancé un mouvement de protestation pour dénoncer l’aggravation de l’insécurité dans l’Artibonite. Déterminés, ils interpellent directement les autorités haïtiennes, accusées d’inaction face à la montée en puissance des gangs.
Sur le terrain, la mobilisation s’est traduite par l’érection de barricades de pneus enflammés sur la Route nationale 1 (RN1), le boulevard de la Liberté, ainsi que sur plusieurs autres axes stratégiques de la ville.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles réelles pour tenter de disperser les manifestants, accentuant la tension dans les rues. Plusieurs morts ont également été enregistrés au cours du mouvement de protestation, dont un jeune garçon devant le bureau de Digicel, sur la RN1. Son identité n’est pas encore connue.
Les protestataires réclament des mesures urgentes et appellent la Police nationale d’Haïti à agir avec fermeté pour stopper les assauts des groupes armés dans la région. Entre colère et désespoir, la jeunesse de Saint-Marc lance un message clair : sans sécurité, aucune stabilité n’est possible.
