Alors que la capitale croule sous les ordures, la gestion du SNGRS est vivement critiquée. Entre missions à répétition et dépenses en perdiems, le directeur général Daril Balthazar est accusé de détourner les priorités au détriment de la population.
À Port-au-Prince, les déchets envahissent les rues, jusqu’à un jet de pierre des bureaux mêmes du Service national de gestion des résidus solides (SNGRS). Malgré une situation qualifiée d’alarmante, aucune réponse concrète ne semble être apportée, laissant la capitale s’enfoncer dans l’insalubrité.
Dans le même temps, le directeur général Daril Balthazar enchaîne les déplacements en province sous couvert de promouvoir le programme « zéro déchet ».

Ces missions répétées, assorties de perdiems, suscitent de vives critiques et alimentent les soupçons d’une gestion davantage tournée vers les avantages personnels que vers des actions urgentes et visibles.
Pour de nombreux observateurs, le contraste est choquant. Tandis que des milliers d’Haïtiens vivent dans des conditions précaires, certains chassés de leurs maisons par la violence des gangs et contraints de survivre dans des camps de fortune, la crise des déchets semble reléguée au second plan. Jusqu’à quand cette gestion contestée pourra-t-elle perdurer sans reddition de comptes ?
