Révélations O-News 1ère — Hausse du carburant : plus de 80 millions pour acheter le silence, le deal entre le pouvoir et 5 syndicalistes du transport

Révélations troublantes et lourdes de conséquences autour de la hausse des prix du carburant en Haïti. Selon des informations obtenues par O-News 1ère, un accord en coulisses a permis d’étouffer toute contestation du secteur du transport terrestre, au moment même où la population s’apprêtait à encaisser le choc.

D’après une source généralement bien informée, jointe par O-News 1ère, deux semaines avant la décision du 2 avril, le Premier ministre de facto et contesté, Alix Didier Fils-Aimé, a rencontré des distributeurs pétroliers haïtiens. Objectif : éviter toute rupture de carburant déjà redoutée et préparer le terrain avant une augmentation imminente.

Dans cette dynamique, il a également échangé avec la firme BANDARI de Gulbert Bidio, représentée par l’ancienne ministre des Finances sous Michel Martelly, Marie-Carmelle Jean-Marie. Instruction claire : maintenir en stock un arrivage stratégique d’essence, devenu le seul disponible sur le marché local.

Mais pour imposer cette hausse sans explosion sociale immédiate, un obstacle majeur devait être neutralisé : le secteur du transport terrestre. Sans opposition de sa part, la décision pouvait passer… sans bruit, sans déclencher une crise sociale majeure.

Le chef du gouvernement a alors rencontré cinq figures influentes du secteur : Montès Joseph, Jacques Anderson Desroches, Méhu Changeux, Duclos Benissoit et Sonson Dumé. Selon notre source, ces derniers ont accepté de monnayer leur silence à plus de 80 millions de gourdes, intégrant au passage le Conseil consultatif chargé de fixer les prix des produits pétroliers.

Depuis, un silence assourdissant s’est installé. Aucune mobilisation d’envergure, aucune résistance notable, tandis que certains représentants, dont Montès Joseph, membre du Conseil des prix pétroliers, occupent les médias, tentant de détourner l’attention, allant jusqu’à brandir la menace de démission si de nouvelles hausses survenaient.

Pour de nombreux observateurs, tout indique une stratégie calculée : contenir la colère populaire face à des prix jugés étouffants — 725 gourdes pour la gazoline, 850 pour le diesel et 845 pour le kérosène. Une population frappée de plein fouet… pendant que le silence, lui, a été acheté.

Fait troublant : jusqu’à la publication de cet article, la rédaction de O-News 1ère a tenté à plusieurs reprises de joindre ces cinq syndicalistes. En vain. Aucun n’a accepté de répondre. Un mutisme qui alimente davantage les soupçons.

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