À Genève, Haïti réclame justice : restitution, réparation — le plaidoyer coup de poing de Rosy Auguste Ducena secoue l’ONU

À la tribune des Nations unies, une voix haïtienne s’impose. Lors de la 5e session du Forum permanent des peuples afrodescendants, Rosy Auguste Ducena, au nom du KAAD, a lancé un appel frontal à la justice historique, remettant au cœur du débat mondial la question de la restitution des biens spoliés et de la réparation.

Face aux représentants internationaux réunis à Genève le 17 avril 2026, la membre du « Kolektif Ayisyen Afwodesandan (KAAD) » a livré une intervention sans détour. Elle a dénoncé les blessures encore vives du colonialisme et de l’esclavage.

« Les techniques utilisées pour effacer notre mémoire — en nous soustrayant nos biens culturels, en nous exigeant d’adopter la langue, la culture, les religions, […] des colonisateurs — nous ont fait perdre nos repères », regrette-t-elle.

Au centre de son intervention, une exigence sans ambiguïté : restituer ce qui a été arraché. Manuscrits, archives de l’indépendance, patrimoine historique — autant de symboles d’une mémoire confisquée que le KAAD réclame avec détermination. Mais au-delà des mots, Rosy Auguste Ducena appelle à des actions concrètes : mécanismes de suivi, financement accessible et engagement réel.

Fondé en novembre 2024, le KAAD entend replacer Haïti au centre du combat mondial pour la justice historique. À Genève, avec une délégation composée de Monique Clesca, Rose-Stella Pierre-Louis, Colette Lespinasse, Rosy Auguste Ducena, Carl-Henry Cadet, Yrvy Frenel et Jackson Jean, le message est lancé : il ne s’agit plus seulement de mémoire, mais de réparation. Et cette fois, la revendication ne faiblit plus.

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