Nouveau tournant dans le procès de l’assassinat de Jovenel Moïse aux États-Unis. À la sixième semaine des audiences, le mercenaire colombien Germán Alejandro Rivera Garcia lâche une déclaration explosive sur les moyens de communication utilisés par le commando et leur véritable objectif.
À la barre, Rivera Garcia affirme que les équipements de radiocommunication utilisés par le groupe leur ont été fournis par l’homme d’affaires haïtien Samir Handal. Une révélation qui relance les soupçons sur l’implication de soutiens logistiques dans l’opération.
Mais c’est surtout la finalité avancée qui trouble. Selon son témoignage, ces équipements n’étaient pas destinés à coordonner une attaque contre la résidence présidentielle, mais à assurer la communication dans le cadre d’une mission de sécurité autour d’un homme présenté comme futur dirigeant.
Objectif évoqué : protéger le Dr Christian Emmanuel Sanon, selon la Police nationale d’Haïti (PNH), l’un des cerveaux présumés de l’assassinat et présenté comme un potentiel remplaçant de Jovenel Moïse. Une version des faits qui suggère un scénario glaçant : celui d’une transition anticipée du pouvoir dans l’ombre des armes.
Rappelons que Samir Handal, visé par un mandat d’amener en Haïti, avait été arrêté en Turquie en novembre 2021. Détenant les nationalités palestinienne, jordanienne et haïtienne, ainsi qu’une carte verte lui ayant permis de vivre aux États-Unis pendant 22 ans, il a été libéré en juillet 2022, après le rejet de son extradition et la suspension de la notice rouge d’Interpol.
