Coup de force au CEP : Uder Antoine installé directeur général en présence du président du CEP, malgré son opposition

Malgré les mises en garde, les protestations et les tensions qui secouent l’institution depuis plusieurs jours, Uder Antoine a été officiellement installé comme directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP) ce vendredi 5 juin 2026. Une cérémonie qui relance les interrogations sur l’avenir du CEP et la réaction que choisiront les neuf conseillers électoraux.

Les neuf conseillers électoraux sont désormais au pied du mur. Le pouvoir de facto a procédé ce vendredi matin à l’installation officielle d’Uder Antoine au poste de directeur général du CEP. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Justice Patrick Pélissier, en présence du ministre de l’Économie et des Finances Serge Gabriel Collin ainsi que du secrétaire général de la Primature, Francis Gracia. Cette nomination, inscrite dans le nouveau décret électoral controversé, avait provoqué ces derniers jours une vive opposition au sein de l’institution électorale.

Fait marquant de cette installation : la présence du président du CEP, Jacques Desrosiers. Pourtant considéré comme l’un des principaux opposants à cette nomination, il a été aperçu dans la salle aux côtés des autres participants, assis à la table d’honneur pendant que le nouveau directeur général prononçait son discours d’installation.

Selon les images de la cérémonie, le président du CEP semblait visiblement dérangé par la situation, affichant une attitude particulièrement réservée. Une image qui risque d’alimenter davantage les interrogations sur les rapports de force internes au sein du Conseil et sur les marges de manœuvre dont disposent encore les conseillers électoraux face à cette décision.

Désormais, toutes les attentions sont tournées vers les neuf conseillers électoraux. Vont-ils accepter cette nouvelle réalité institutionnelle ou engager une riposte politique et juridique pour défendre l’autonomie du CEP ? Après plusieurs semaines de tensions entre l’Exécutif et l’institution électorale, l’installation d’Uder Antoine ouvre une nouvelle phase dont les conséquences pourraient peser lourdement sur l’organisation des prochaines élections et sur la crédibilité du processus électoral.

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