Alors que le nouveau décret électoral est bouclé, le processus électoral haïtien reste plongé dans le flou. Entre pressions politiques, contraintes budgétaires et mission élargie, l’organisation du scrutin de 2026 apparaît plus incertaine que jamais.
Le nouveau décret électoral est fin prêt, selon des sources proches du dossier. Le Conseil électoral provisoire (CEP) a déjà finalisé l’élaboration de ce texte clé visant à redéfinir sa mission conformément au Pacte national pour la stabilisation et l’organisation des élections, tel que décidé en Conseil des ministres le mois dernier.
Selon nos informations au niveau du CEP, le document devrait être transmis d’ici la fin de la semaine au Premier ministre de facto, contesté mais adoubé par Washington, Alix Didier Fils-Aimé, pour examen, approbation, puis publication dans le journal officiel Le Moniteur. Une étape décisive, censée poser les bases juridiques du processus électoral.
Mais derrière cette avancée institutionnelle, les signaux sont alarmants. L’ajout d’un référendum dans les attributions du CEP bouleverse un calendrier déjà fragile, tandis que le premier tour, initialement prévu en août 2026, reste suspendu à de multiples inconnues.
Entre contraintes financières, désaccords persistants entre l’exécutif et l’organe électoral, et un pays sans scrutin régulier depuis près d’une décennie, l’organisation des élections en Haïti demeure sur la corde raide. Le pays va-t-il réellement vers des élections… ou vers un nouveau report ? Le compte à rebours est lancé, mais l’issue demeure incertaine.
