TÉMOIGNAGE — un policier désarmé, tabassé et humilié par un soldat des FAd’H, membre de la Task Force : le récit choc de O-News 1ère

Une scène d’une rare gravité en plein cœur de Port-au-Prince. Un agent de la PNH a été violemment agressé, désarmé et humilié par des éléments liés à une unité de sécurité. Un incident explosif qui met à nu des dérives inquiétantes au sein des forces déployées sous couvert de sécurité publique.

Les faits se sont déroulés le jeudi 30 avril 2026, sur le Champ-de-Mars, à proximité de Le Plaza Hotel. Selon les informations recueillies par O-News 1ère, l’agent de l’UDMO, en civil, se rendait tranquillement faire réparer son téléphone — jusqu’à ce que tout dérape.

Le policier national a été pris pour cible par des membres du groupe « Team Réaction 4 », une branche de la Task Force de la Primature, composée de militaires, policiers, mercenaires et civils. Une structure hybride dont les méthodes interrogent de plus en plus.

D’après un témoignage proche de la victime, tout est parti d’exigences d’identification. Les agents de la Task Force, entièrement vêtus de noir, avancent comme une ombre — opaques, insaisissables. Ils ont sommé, sur un ton menaçant, le policier de s’identifier. Face à son refus, et alors qu’il demandait à son tour l’identité de ses interlocuteurs, la situation a rapidement dégénéré. Un renfort a été appelé, impliquant un soldat des FAd’H, qui a alors attaqué le policier, le désarmant avant de le maltraiter avec violence. Une scène qui choque et qui interroge.

Mais le plus inquiétant reste à venir : aucune sanction n’a été prise. Selon une source militaire jointe par O-News 1ère, le soldat impliqué a même continué à participer à des opérations dans la région métropolitaine de Port-au-Prince jusqu’au vendredi suivant les faits. Un silence troublant des autorités, qui alimente les soupçons d’impunité au sommet.

Au-delà de l’incident, c’est tout le fonctionnement de la Task Force qui est désormais pointé du doigt. Entre confusion des rôles, abus présumés et absence de reddition de comptes, la question devient urgente : qui tient réellement les rênes de ces forces armées opérant dans la capitale au nom de la sécurité publique ?

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