Face à l’escalade de la violence armée, le gouvernement a décidé, lundi 23 février, en Conseil des ministres, de remobiliser la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR). Une annonce forte. Mais le pays exige désormais des résultats.
Créée pour récupérer les armes illégales, démanteler les groupes armés et réinsérer les ex-hommes armés dans la société, la CNDDR — Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion — est censée être un pilier stratégique de la lutte contre l’insécurité. Remise en activité, elle sera présidée par Guerda Prévalon, aux côtés de Léonidas Pierre, Gardy Maisonneuve et d’autres membres désignés par l’exécutif.
Cette relance intervient alors que des pans entiers du territoire échappent au contrôle de l’État. Les précédentes initiatives ont laissé un goût d’inachevé. Cette fois, les autorités promettent coordination avec la Police nationale, les ministères concernés et des partenaires internationaux, une stratégie structurée et des actions concrètes.
Le défi est immense. La crédibilité de l’État est en jeu. Le CNDDR devra prouver, rapidement, qu’il ne s’agit pas d’une simple annonce politique, mais d’un tournant réel dans la lutte pour la sécurité nationale. Car la population ne veut plus de commissions symboliques. Elle veut des armes retirées des rues, des gangs démantelés et une véritable réinsertion.
