48 heures après l’hécatombe de la Citadelle Henri ayant coûté la vie à au moins 30 personnes, la Police nationale d’Haïti annonce l’arrestation de sept individus. Mais une question dérange persiste : pourquoi le principal responsable administratif de la commune, le maire Wesner Joseph, reste-t-il en poste sans rendre de comptes ?
La Direction de la communication de la Police (DIKOP) a confirmé, lundi 13 avril 2026, l’arrestation de sept personnes dans le cadre de l’enquête sur le drame survenu à la Citadelle Henri, samedi 11 avril. Parmi elles, cinq agents de la mairie de Milot et deux employés de l’ISPAN. Une opération menée par le SDPJ-Nord sous la supervision du commissaire du gouvernement du Cap-Haïtien, Eno Zéphyrin.
Selon les informations communiquées, ces interpellations font suite aux auditions de plusieurs individus présents sur le site touristique au moment des faits. Les autorités ont également saisi six téléphones portables et six badges, éléments clés, selon eux, dans la poursuite de l’enquête visant à établir les responsabilités dans cette tragédie nationale.
Mais derrière ces arrestations, une réalité choque l’opinion : le maire de Milot, Wesner Joseph, pointé du doigt dans plusieurs révélations, reste toujours en fonction. Aucune mesure conservatoire, aucune suspension, aucun signal fort de reddition de comptes n’a été annoncé à ce jour.
Dans un contexte où des dizaines de vies ont été perdues, ces arrestations et le maintien en poste du maire soulèvent une indignation profonde. Peut-on arrêter des subalternes et épargner le sommet ? Pour de nombreux observateurs, cette situation traduit une justice à deux vitesses, où les responsabilités politiques peinent à être assumées, au détriment de la vérité et de la mémoire des victimes.
