Les violences armées qui ravagent plusieurs quartiers de Cité Soleil depuis le 10 mai 2026 provoquent une nouvelle catastrophe humanitaire. Des milliers de familles abandonnent leurs maisons sous les balles, pendant que les écoles, les commerces et les centres de santé cessent progressivement de fonctionner dans plusieurs zones totalement paralysées.
Depuis plusieurs jours, la commune de Cité Soleil vit au rythme des tirs nourris, des déplacements forcés et de la peur. Selon les premières données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 5 300 personnes ont déjà fui leurs domiciles à cause des attaques armées perpétrées dans plusieurs quartiers de la commune. Une grande partie des déplacés a trouvé refuge dans 12 sites improvisés, tandis que d’autres sont hébergés dans des communautés déjà débordées et incapables de répondre à l’afflux massif de victimes.
Face à l’intensification des violences, les Nations unies alertent sur une dégradation extrêmement préoccupante de la situation humanitaire. L’accès aux soins de santé devient de plus en plus difficile pour les habitants piégés dans les zones touchées. Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a indiqué que les partenaires humanitaires tentent actuellement d’évaluer les besoins urgents afin d’organiser une réponse collective dans un contexte jugé « hautement volatile ».
Pendant ce temps, la vie quotidienne est presque totalement paralysée dans plusieurs secteurs de Cité Soleil. Depuis le lundi 11 mai, les activités scolaires, commerciales et sanitaires sont interrompues dans des zones comme Aral, rue Germain, Sarthe 40, Route 9, Blanchard, Pierre 6, Fourgy, Terre Noire, Nerette et Malo. Après les violences ayant déjà déplacé près de 8 000 personnes en mars et avril derniers, cette nouvelle flambée sanglante enfonce davantage Cité Soleil dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent.
