Face au massacre de Jean-Denis, l’ambassade des États-Unis en Haïti hausse le ton contre les gangs et promet un soutien renforcé aux forces de sécurité. Un message ferme… mais suffira-t-il à enrayer l’horreur ?
L’ambassade des États-Unis en Haïti se dit « profondément attristée » par les attaques sanglantes perpétrées à Jean-Denis, dans l’Artibonite, les 28 et 29 mars. Dans un message empreint de gravité, elle présente ses condoléances aux familles endeuillées et dénonce avec vigueur des actes d’une barbarie insoutenable.
Washington condamne sans détour des « gangs terroristes » accusés d’assassiner leurs propres compatriotes, dans un mépris total pour la vie humaine. L’ambassade affirme sa solidarité avec un peuple haïtien « fatigué de la violence », qui aspire à la paix et à la dignité dans un pays trop longtemps livré au chaos.
Mais au-delà des mots, les États-Unis promettent de renforcer leur appui à la Police nationale d’Haïti (PNH) et à la Force de répression des gangs (FRG), avec l’arrivée annoncée de nouveaux effectifs. Pour de nombreux observateurs avisés, ce soutien suffira-t-il enfin à inverser le cours d’une spirale meurtrière qui n’épargne plus aucune zone du pays ?
