Salaire minimum : les agents de sécurité explosent de colère — « 925 gourdes, c’est inacceptable »

Le nouveau salaire minimum continue de provoquer des remous. Cette fois, ce sont les agents de sécurité qui montent au créneau, dénonçant un ajustement jugé « insignifiant » face aux risques quotidiens de leur profession.

L’Association des agents de sécurité professionnels (AASP) rejette catégoriquement l’ajustement salarial accordé à son secteur. Son coordonnateur général, Junior Desrose, estime que les agents de sécurité ont été « largement lésés » dans cette révision du salaire minimum, dénonçant une absence totale de prise en compte de leur réalité sur le terrain.

Selon l’AASP, la revendication portait sur un salaire minimum compris entre 1 500 et 2 500 gourdes, avec des ajustements cohérents tenant compte des dangers liés à la profession. Mais le montant de 925 gourdes accordé par les autorités est qualifié d’« insuffisant » et d’« inacceptable », alors que les agents assurent souvent des missions armées et à haut risque.

Face à cette situation, Junior Desrose appelle les travailleurs à rester mobilisés pour éviter, dit-il, d’attendre encore plusieurs années avant une nouvelle révision salariale. L’organisation affirme ne ressentir « aucune satisfaction réelle » et exhorte l’État à intégrer enfin les agents de sécurité dans les politiques salariales et sociales du pays.

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