Après un premier rejet jugé trop coûteux, le Conseil électoral provisoire (CEP) revient à la charge avec une nouvelle enveloppe budgétaire. Une décision qui ravive les tensions autour du coût, de la transparence et de la crédibilité d’un processus électoral déjà fragilisé.
Cette révision fait suite au rejet d’une première proposition de 250 millions, jugée excessive par le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé. Selon les informations dont dispose O-News 1ère, le CEP propose désormais un budget oscillant entre 205 et 225 millions de dollars américains au pouvoir de facto.
Une source très bien placée au sein du CEP révèle à O-News 1ère que ces estimations reposent sur deux scénarios explosifs : si le nombre d’électeurs enregistrés dans la base de données de l’Office national d’identification (ONI) atteint 6,5 millions, la facture grimperait à 225 millions de dollars américains.
Mais le plus troublant reste l’autre hypothèse : si, après les nouvelles inscriptions prévues par le CEP, le registre électoral plafonne à 4 millions d’électeurs, le coût pourrait tout de même atteindre jusqu’à 205 millions de dollars américains.
Ce réajustement, transmis le 28 avril 2026, soulève de sérieuses interrogations. S’agit-il d’un effort de rationalisation ou d’un compromis politique sous pression ? Dans un contexte de crise aiguë, chaque dollar engagé dans le processus électoral est scruté, contesté et parfois rejeté par une population en quête de transparence.
Pendant ce temps, la méfiance grandit. Entre exigences internationales, réalités locales et soupçons persistants, le CEP joue une partie décisive. Le coût des élections devient un enjeu politique majeur, où se mêlent crédibilité institutionnelle et urgence démocratique.
