Au cœur du procès fédéral à Miami sur l’assassinat de Jovenel Moïse, des révélations explosives viennent ébranler la crédibilité de l’enquête initiale. Des experts américains dénoncent des entraves majeures dans la transmission de preuves cruciales, relançant de lourds soupçons sur la transparence du dossier.
Les procureurs poursuivent la présentation de témoins issus du FBI et du HSI, spécialisés dans l’analyse médico-légale des données numériques. À la barre, deux spécialistes du FBI ont affirmé que la police haïtienne avait opposé une résistance inquiétante à la remise des téléphones portables des suspects impliqués dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, survenu le 7 juillet 2021 à sa résidence de Pèlerin 5.
Selon leurs déclarations, une vingtaine d’appareils, pourtant au centre des investigations, n’auraient pas été transmis dans des délais raisonnables par les autorités dirigées à l’époque par Léon Charles, freinant ainsi l’accès à des données potentiellement déterminantes, susceptibles d’éclairer les ramifications du complot.
Plus accablant encore, un expert a décrit des conditions de travail alarmantes au sein de la PNH : des policiers contraints de partager un seul ordinateur portable, analysant manuellement les téléphones. Une réalité qui jette une lumière crue sur les failles structurelles ou les blocages volontaires ayant pu compromettre la recherche de vérité dans l’une des affaires les plus sensibles de l’histoire récente d’Haïti.
