De nouvelles révélations fracassantes émergent du procès fédéral lié à l’assassinat du président Jovenel Moïse, qui se déroule à Miami, aux États-Unis. Des échanges présentés par les procureurs américains suggèrent l’existence d’une stratégie préméditée visant à orienter les soupçons dès les toutes premières heures suivant le crime.
Selon l’accusation, plusieurs individus impliqués dans le complot auraient échangé dans un groupe WhatsApp immédiatement après l’attaque. L’un des messages, rédigé en créole haïtien, affirme sans ambiguïté : « Nou dwe akize Claude Joseph. Li vrèman enpòtan pou n akize Claude Joseph » (« Nous devons accuser Claude Joseph. Il est vraiment important que nous l’accusions »), laissant entrevoir une volonté délibérée de désigner rapidement un responsable.
Les procureurs indiquent qu’ils s’apprêtent à dévoiler de nouveaux éléments sur l’identité des auteurs de ces messages et sur leur implication exacte dans la conspiration. Ces éléments pourraient contribuer à éclairer les zones d’ombre qui entourent encore l’un des crimes politiques les plus retentissants de l’histoire récente d’Haïti.
Pour de nombreux observateurs, ces révélations renforcent la thèse d’une tentative organisée de brouiller les pistes et de manipuler la perception publique au lendemain de l’assassinat. À mesure que le procès avance, chaque nouvelle révélation semble rapprocher un peu plus l’opinion d’une vérité longtemps attendue.
