Décret électoral révisé : l’article 16 confie désormais au pouvoir de facto la nomination du « directeur général » du CEP

Le pouvoir de facto franchit un nouveau cap dans sa volonté présumée de contrôler le processus électoral. En modifiant le projet de décret électoral, l’exécutif s’arrogerait désormais le droit de nommer le directeur général du CEP, une décision qui provoque déjà une onde de choc politique.

Le gouvernement de facto dirigé par Alix Didier Fils-Aimé continue de concentrer les leviers du processus électoral. Selon des informations obtenues par O-News 1ère auprès d’une source de la Primature bien informée, l’article 16 du projet de décret électoral remplace le poste de « directeur exécutif » du Conseil électoral provisoire (CEP) par celui de « directeur général » nommé en Conseil des ministres.

Cette modification provoque déjà une vive controverse dans les milieux politiques. Jusqu’ici, l’organigramme du CEP prévoyait qu’un directeur exécutif soit désigné par l’institution elle-même afin de garantir son indépendance face au pouvoir politique. Pour plusieurs observateurs, cette nouvelle disposition constitue une tentative claire de placer l’administration électorale sous l’influence directe de l’exécutif.

Le plus inquiétant demeure la désignation de ce futur directeur général. Le texte, selon notre source, précise en son article 17 que ce tout-puissant « directeur général » du CEP sera choisi et nommé par arrêté du pouvoir exécutif. Cette décision, loin d’être neutre, renforce les soupçons d’un projet taillé pour permettre au pouvoir de facto de contrôler discrètement les futures élections.

Pour plusieurs critiques, cette réforme ressemble de plus en plus à une tentative de mise sous tutelle du CEP par un pouvoir contesté qui chercherait à sécuriser son influence sur le scrutin avant même que le peuple ne soit appelé aux urnes.

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