Malgré l’opposition des neuf conseillers électoraux, le gouvernement de facto a adopté le décret électoral controversé lors du Conseil des ministres du 2 juin 2026. Selon des informations obtenues par O-News 1ère, Uder Antoine a été propulsé au cœur du pouvoir électoral, une décision qui ouvre un nouveau bras de fer entre la Primature et l’institution électorale.
La Primature semble avoir choisi l’épreuve de force. D’après les informations recueillies par O-News 1ère, le Conseil des ministres a validé, mardi 2 juin, le nouveau décret électoral malgré les vives réserves exprimées au sein du CEP. Ce texte, qui faisait déjà l’objet de nombreuses critiques, modifie profondément l’équilibre des pouvoirs au sein de l’organisme chargé des élections.
Toujours selon nos informations, l’actuel directeur exécutif du CEP, Uder Antoine, a été nommé directeur général de l’institution conformément aux nouvelles dispositions du décret. Une décision qui s’appuie notamment sur les articles 16 et 17, parmi les plus contestés du texte, lesquels accordent au directeur général des prérogatives considérablement élargies dans le fonctionnement de l’appareil électoral.
Cette adoption marque un tournant majeur dans les relations entre la Primature et le CEP. Alors que plusieurs conseillers électoraux avaient exprimé leur opposition au projet, le gouvernement a visiblement décidé de passer outre. Le bras de fer est désormais ouvert et la bataille pour le contrôle de l’appareil électoral ne fait que commencer.
