La crise atteint un point de rupture entre le Conseil électoral provisoire (CEP) et la Primature. Selon des informations obtenues par O-News 1ère, les conseillers électoraux se réunissent ce mercredi 3 juin pour décider de leur riposte après l’adoption du décret électoral contesté par le gouvernement.
Selon une source fiable au sein du CEP, la réunion de ce mercredi débouchera sur des décisions aux conséquences majeures. Les neuf conseillers électoraux doivent se prononcer sur la marche à suivre après ce qu’ils considèrent comme une ingérence de l’Exécutif dans les affaires de l’institution électorale. L’adoption du décret électoral lors du Conseil des ministres du 2 juin a provoqué une onde de choc au sein du Conseil.
Toujours selon cette source, deux options sont actuellement sur la table. La première : révoquer, avant même la publication du décret, Uder Antoine de son poste de directeur exécutif du CEP, une fonction que les conseillers lui avaient confiée, alors que le nouveau décret le propulse au poste de directeur général. La seconde : attendre la publication officielle du texte dans Le Moniteur, puis identifier les dispositions les plus controversées avant de signifier officiellement au gouvernement qu’elles ne seront pas appliquées par l’institution électorale.
À quelques mois d’échéances électorales cruciales, une confrontation institutionnelle inédite se profile entre l’Exécutif et l’organisme chargé d’organiser les élections, avec le risque d’ouvrir une nouvelle zone de turbulences dans la transition politique.
