Le dossier Dimitri Vorbe prend une dimension internationale extrêmement sensible. Alors que les États-Unis tentent de l’expulser, les autorités dominicaines opposent un refus catégorique. Accusations de liens présumés avec des groupes armés, interdiction d’entrée déjà active, peur d’une crise sécuritaire et tensions diplomatiques silencieuses : cette affaire prend une tournure extrêmement sensible pour les trois pays concernés.
Comme un pestiféré, la République dominicaine a définitivement fermé ses frontières à Dimitri Vorbe. Selon plusieurs informations concordantes, les autorités de Santo Domingo refusent que l’homme d’affaires haïtien soit expulsé vers leur territoire, notamment parce qu’il fait déjà l’objet d’une interdiction officielle d’entrée depuis le 13 octobre 2025. Une décision qui a été prise sur recommandation de la Direction nationale du renseignement dominicaine (DNI) et appliquée par la Direction générale de la migration.
Du côté américain, le dossier est présenté comme hautement sensible. Les autorités américaines accusent Dimitri Vorbe d’avoir participé à une présumée « campagne de violence » ayant contribué à la déstabilisation d’Haïti. Washington évoque également de supposés liens avec des groupes armés opérant dans le pays. Des accusations que les avocats de l’homme d’affaires contestent fermement, dénonçant un dossier politique et sans preuves solides.
Mais derrière ce refus spectaculaire de Santo Domingo se cacherait une inquiétude beaucoup plus profonde : celle de voir la République dominicaine transformée en zone de transit ou de refuge pour des personnalités haïtiennes impliquées dans des affaires sécuritaires sensibles. Les autorités dominicaines ont d’ailleurs rappelé que les accords migratoires conclus récemment avec les États-Unis ne concernent pas les ressortissants haïtiens, envoyant ainsi un message clair à Washington comme à Port-au-Prince, mais aussi aux élites haïtiennes visées par des enquêtes internationales.
