Ce vendredi 1er mai, la série de mobilisations annoncée à Ouanaminthe se matérialise sur fond de colère populaire. Une situation explosive qui fait craindre une escalade.
Comme l’avait révélé O-News 1ère dans un article publié jeudi, les mouvements de protestation prévus pour les 1er, 2 et 3 mai prennent forme à Ouanaminthe. La montée de la colère dans les rues et le climat se durcit, laissant craindre une escalade dans les heures à venir.
Au petit matin, la commune, chef-lieu du département du Nord-Est d’Haïti, s’est réveillée au bord de l’embrasement. Barricades de pneus enflammés, rues verrouillées, tirs sporadiques : la ville est sous pression, observe notre correspondant régional, Rémy Augustin.

Objectif des mouvements : dénoncer, entre autres, l’état désastreux de la rue espagnole n°6 menant à la frontière haïtiano-dominicaine, un axe stratégique aujourd’hui impraticable et au cœur de la colère des habitants.
Sur le terrain, le constat est sans appel : rues désertées, circulation quasi inexistante, population sur le qui-vive. À Ouanaminthe, la colère gronde — et la situation pourrait rapidement basculer.
