La tension monte d’un cran entre la Confédération nationale des vodouisants haïtiens (KNVA) et l’ULCC. Une rencontre controversée avec une délégation jugée illégitime déclenche une vive réaction et relance le débat sur la représentation du vodou en Haïti.
La KNVA sort l’artillerie lourde. Dans un communiqué cinglant daté du 30 avril 2026, sa « Gran sèvitè Kata Igwey », la Mambo Tamy Dulia Dufresne, accuse frontalement le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, d’avoir validé une délégation « autoproclamée » comme représentante du vodou haïtien. Une démarche qualifiée d’« inacceptable » et de « dérive grave », dénoncée comme une atteinte directe aux règles de représentativité.
Selon la Confédération, cette initiative, présentée comme une conférence sur le rôle des acteurs religieux dans la lutte contre la corruption, constitue en réalité une manœuvre dangereuse. La KNVA insiste sur le fait qu’elle est la seule structure habilitée à représenter officiellement le vodou haïtien auprès des institutions de l’État et voit dans cette initiative une atteinte directe à sa légitimité.
Face à ce qu’elle considère comme une ingérence inacceptable, la KNVA exige une rétractation publique immédiate du directeur de l’ULCC et appelle au respect strict des structures reconnues. Dans un contexte de crispation, cette affaire pourrait marquer un tournant dans les relations entre institutions étatiques et autorités religieuses.
