Commissariat de Delmas 33 : des policiers insurgés, tirs nourris et bras de fer avec la hiérarchie

Scène de rupture à Delmas 33. Des individus se réclamant de la Police nationale d’Haïti ont déclenché un mouvement de protestation explosif, entre rafales intermittentes et barricades de feu. Au centre du bras de fer : quatre policiers détenus, dont la libération est exigée sans condition.

La situation est électrique aux abords du commissariat de Delmas 33. Parti du Palais de l’Art, le mouvement s’est rapidement transformé en démonstration de force : pneus enflammés dressés sur la chaussée, tirs entendus à intervalles réguliers, et une zone plongée dans une atmosphère de quasi-chaos. Les protestataires affichent une détermination sans équivoque.

Leur revendication est claire et tranchée : la libération immédiate de quatre policiers de la Brigade d’intervention (BI) du commissariat de Port-au-Prince, actuellement en isolement depuis le 14 avril dernier au commissariat de Delmas 33. Ils dénoncent un abus de pouvoir du responsable de la Direction départementale de l’Ouest-1 (DDO-1) de la PNH, le commissaire divisionnaire Yvon Cantave, et accusent la hiérarchie de dérives graves.

Malgré des tentatives d’intervention du commissaire divisionnaire Jean Louis Paul Ménard, la situation échappe toujours à tout contrôle. Majoritairement en civil, cagoulés et munis d’armes à feu, les protestataires verrouillent la zone, défiant ouvertement toute tentative de désescalade.

Déterminés à aller jusqu’au bout, ils campent sur leurs positions et intensifient la mobilisation, faisant planer la menace d’un embrasement total. À Delmas 33, le face-à-face se radicalise dangereusement et la tension atteint un seuil critique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *