Carnage à Jean-Denis : plus de 70 morts selon la CASEC, la PNH n’en reconnaît que 16, bien qu’alertée la veille

Le massacre de Jean-Denis atteint un niveau d’horreur insoutenable. Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, le gang « Gran Grif » a déclenché une vague de violence d’une ampleur dramatique, fauchant des dizaines de vies.

Plus de 24 heures après, alors que les attaques se poursuivent encore ce lundi matin, le bilan ne cesse de grimper. Selon la CASEC Derniella Joseph, au moins 70 personnes ont été tuées. Un chiffre provisoire, des victimes étant toujours coincées dans des maisons incendiées ou ensevelies sous les décombres.

« Il y a bien plus que 70 morts, une trentaine de blessés et plus de 50 maisons réduites en cendres », alerte la responsable locale, évoquant des corps encore inaccessibles et des survivants abandonnés à leur sort. Une tragédie annoncée, que personne n’a su ou voulu contenir.

Face à cette réalité, la Police nationale d’Haïti dans un communiqué, avance un chiffre qui choque : 16 morts et 10 blessés. Des chiffres établis à partir des constats du juge de paix Michel Faneld’s, après le dépôt de corps devant le commissariat de Saint-Marc. Un écart troublant, alors que les autorités policières avaient été alertées dès la veille, selon des riverains contactés par O-News 1ère.

Pendant ce temps, l’enfer continue. Depuis dimanche soir, les assaillants de Savien ont relancé leurs offensives, incendiant, exécutant, ravageant tout sur leur passage. À Jean-Denis, les flammes dévorent encore des habitations, et la fumée noire qui s’élève ce lundi est celle d’une communauté en train de disparaître.

Des familles fuient, d’autres restent piégées, livrées à elles-mêmes. Et sous le regard impuissant ou complice des autorités, la première section communale de Petite-Rivière de l’Artibonite bascule dans l’abîme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *