Révélations O-News 1ère : plus de 500 mille dollars US engagés pour un site inapproprié destiné à relocaliser l’Hôpital général

Alors que l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) demeure largement dysfonctionnel depuis plusieurs années, de nouvelles révélations viennent jeter une lumière crue sur le choix et le coût d’un bâtiment loué par l’État pour reloger temporairement la principale institution sanitaire publique du pays.

Des révélations pour le moins accablantes. Le MSPP au cœur du scandale de la relocalisation de l’Hôpital général. Cette décision insensée soulève déjà une vague d’indignation et de nombreuses interrogations sur la gestion des fonds publics dans un contexte de crise humanitaire aiguë.

Selon des informations obtenues par O-News 1ère, le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) aurait engagé plus de 10 millions de gourdes (76 192,77 $ US, en date du 19 mars) par an pour louer un espace destiné à accueillir les services de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), communément appelé l’Hôpital général.

Situé à proximité d’une ravine, ce qui peut représenter un risque en cas d’inondations ou de glissements de terrain, et partageant les lieux avec le Collège de Jeunes Filles, à la rue Camille Léon, ce bâtiment est déjà vivement critiqué pour son inadéquation avec les normes minimales requises pour une structure hospitalière.

Pour Evelyne Frémont, présidente du Syndicat des employés de l’HUEH, il s’agit d’une décision « indigne » pour une institution de cette envergure. Elle affirme que le contrat atteindrait en réalité 13 millions de gourdes par an (environ 100 mille $ US) sur une période de cinq ans, soit une dépense globale estimée à 500 mille dollars US pour un site jugé inapproprié.

Plus troublant encore, malgré des paiements effectués depuis près de cinq mois, selon la syndicaliste, les responsables de l’établissement scolaire occupant l’espace ne seraient toujours pas prêts à le céder, retardant ainsi toute relocalisation effective.

Cette controverse intervient alors que des étudiants et stagiaires de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) ont organisé, le mercredi 18 mars, une mobilisation pacifique d’envergure dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, pour exiger des décisions urgentes des autorités.

Entre insécurité persistante à Port-au-Prince, attaques de gangs contre les infrastructures sanitaires, grèves répétées et manque criant de matériel médical, l’HUEH voit ses services paralysés depuis plusieurs années, privant des milliers de patients d’un accès vital aux soins.

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