Le centre-ville de Port-au-Prince a plongé dans la terreur ce jeudi après-midi, sous des rafales d’armes automatiques et de violentes détonations. Des affrontements d’une rare intensité ont opposé des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) à des groupes armés retranchés dans plusieurs bastions stratégiques, semant la panique parmi les riverains.
Une source policière contactée par O-News 1ère révèle que les secteurs de Grand-Rue et de Fort Saint-Clair ont été le théâtre des affrontements les plus violents, transformés en véritables zones de guerre urbaine sous le feu nourri des groupes armés et des forces de l’ordre.
Selon des témoins joints par notre rédaction, des explosions assimilées à des largages de drones kamikazes ont été entendues jusqu’à l’avenue John Brown (Lalue), tandis que plusieurs véhicules blindés de la PNH tentaient de reprendre le contrôle du terrain.
Pris entre deux feux, des citoyens ont vécu de véritables scènes de survie. Incapables d’emprunter les axes habituels vers la commune de Carrefour, certains ont dû traverser des itinéraires improvisés, notamment l’intérieur du Grand Cimetière de Port-au-Prince, pour échapper aux tirs et regagner leur domicile en sécurité, observe l’un de nos témoins.
Cette nouvelle confrontation armée confirme l’enracinement inquiétant de la guerre des gangs dans la capitale. Entre opérations offensives des forces de l’ordre et expansion continue des groupes armés, la population reste prisonnière d’un climat de peur permanent, attendant des réponses concrètes capables de rétablir l’autorité de l’État et la sécurité publique.
