Nouvelle onde de choc pour des centaines de milliers de ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis. L’administration Trump a officiellement saisi la Cour suprême afin d’obtenir le feu vert pour mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS), relançant les craintes d’expulsions massives.
Mercredi 11 mars, le Département de la Justice a déposé une requête d’urgence auprès de la plus haute juridiction américaine pour contourner une décision défavorable de la Cour d’appel et permettre la suppression des protections contre l’expulsion dont bénéficient plus de 350 000 Haïtiens. Cette démarche s’inscrit dans une offensive plus large du Département de la Sécurité intérieure visant à réduire le recours au TPS pour plusieurs nationalités.
Instauré en 2010 après le séisme dévastateur qui avait fait plus de 300 000 morts et plongé Haïti dans une crise humanitaire majeure, ce statut permettait aux bénéficiaires de vivre et de travailler légalement aux États-Unis. Sa remise en cause ravive l’angoisse au sein de la diaspora haïtienne, confrontée à l’éventualité d’un retour forcé dans un pays toujours marqué par l’instabilité et l’insécurité.
Alors que la Cour suprême est appelée à trancher, organisations de défense des migrants et leaders communautaires multiplient les appels à la mobilisation. L’enjeu dépasse désormais le cadre juridique : il s’agit d’une bataille décisive pour l’avenir de milliers de familles haïtiennes établies outre-Atlantique.
