La formation du nouveau gouvernement vire à l’épreuve de force. Au cœur de la tempête : le ministère stratégique de l’Éducation nationale. Ce qui devait marquer un tournant décisif vers la stabilisation politique vire désormais à l’affrontement frontal.
O-News 1ère a été informé que, depuis la fin de la semaine, le vernis du « Pacte national… » a littéralement volé en éclats. Le Premier ministre et l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) ne sont plus dans la concertation, ils sont en confrontation directe. Les échanges feutrés ont cédé la place aux coups politiques.
Ce bras de fer, désormais ouvert et assumé, met à nu une fracture béante au sommet de l’État. La confiance est rompue. Les lignes sont tracées. L’OPL, allié conjoncturel du parti EDE de l’ancien Premier ministre Claude Joseph durcit le ton, et la crise s’expose au grand jour.
Selon une source de la Primature, généralement bien informée, jointe par O-News 1ère, Alix Didier Fils-Aimé aurait initialement proposé le portefeuille de l’Éducation à plusieurs entités, dont l’OPL et le Congrès patriotique. Mais sa décision de privilégier le Congrès patriotique, avec la candidature de Vijonet Déméro, a déclenché la colère de l’OPL.
L’Organisation du Peuple en Lutte, qui s’était clairement rangée derrière la candidature d’Osny Jean-Marie, ancien secrétaire général du parti EDE (carte maîtresse posée sur la table des négociations par Claude Joseph [NDLR]), interprète ce revirement comme un véritable camouflet politique.
Pour ses dirigeants, ce n’est pas un simple ajustement stratégique, mais « un signal alarmant envoyé à leurs alliés : engagements fragiles, promesses réversibles, confiance ébranlée », ajoute une source proche de l’OPL.
À l’heure où le pays traverse une crise profonde, ce bras de fer autour d’un ministère clé pose une question cruciale : la transition sera-t-elle guidée par l’intérêt national ou par des calculs de pouvoir ?
