En marge de la 50e Réunion ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CARICOM, tenue à Basseterre (Saint-Kitts-et-Nevis) du 24 au 27 février 2026, Alix Didier Fils-Aimé a rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Ce, dans un contexte où le chef du gouvernement fait face à une contestation persistante sur la scène nationale.
Alors qu’Haïti traverse une crise multidimensionnelle sans précédent, cette rencontre soulève de nombreuses interrogations. Le Premier ministre, fragilisé sur le plan interne, cherche-t-il un adoubement international pour consolider sa position ? Au cœur des discussions : le Pacte pour refonder la stabilité nationale, présenté par la Primature comme une avancée majeure. Washington aurait salué l’initiative.
La sécurité a dominé les échanges, selon la Primature. Renforcement des capacités nationales, appui technique, équipements stratégiques et soutien financier pour la Force de Répression des Gangs (FRG) : les promesses sont ambitieuses. Pourtant, l’opinion publique attend des résultats tangibles, pas des annonces.
Mais au-delà des déclarations diplomatiques, quelle est la véritable portée politique de ce soutien ? Dans un pays épuisé par l’insécurité et l’instabilité, le temps des manœuvres diplomatiques ne suffira plus. Seules des actions concrètes pourront restaurer l’autorité de l’État et ouvrir la voie à des élections réellement libres et crédibles.
