Des révélations médiatiques et des sanctions internationales remettent sous les projecteurs le rôle présumé de certains grands opérateurs économiques, dont Reynold Deeb, dans les dérives du système douanier haïtien.
Selon un article publié le 4 février par le média en ligne AyiboPost, citant des sources onusiennes, l’homme d’affaires Reynold Deeb aurait eu recours à des gangs pour faire pression sur des douaniers afin que certains de ses conteneurs ne soient ni inspectés ni interceptés. Ces pratiques lui auraient permis d’éviter une partie des droits d’importation, au détriment des recettes de l’État, d’après ces sources.
Reynold Deeb fait par ailleurs l’objet de sanctions du gouvernement canadien pour financement présumé de gangs armés, blanchiment d’argent et contribution à la corruption. Ces mesures internationales renforcent les interrogations sur l’ampleur des réseaux d’influence reliant milieux d’affaires, politique et insécurité en Haïti.
Malgré cela, l’Administration générale des douanes n’a pas communiqué sur d’éventuelles démarches pour récupérer des fonds qui seraient dus à l’État. Pour de nombreux observateurs, cette affaire illustre l’urgence de réformes profondes, de transparence et de reddition de comptes afin de protéger les finances publiques et de restaurer la confiance.
