Trafic d’armes, 7 ans de cavale… : la chute du Zimbabwéen Sikhumbuzo déclenchée par sa propre fille de 15 ans

En fuite depuis 2019 dans le dossier explosif du trafic d’armes de l’Église épiscopale, le Zimbabwéen Vundla Sikhumbuzo a finalement été arrêté le 26 mars 2026. Une traque déclenchée par un geste inattendu de sa fille de 15 ans.

Une affaire lourde. En cavale depuis sept (7) ans, Vundla Sikhumbuzo a été stoppé net par la Police nationale d’Haïti au terme d’une opération de quatre jours. Selon des informations publiées le 30 mars par le journal en ligne d’investigation AyiboPost, tout bascule le 23 mars 2026, lorsque sa fille cadette s’échappe du domicile avec l’intention de retrouver sa mère. Repérée à Morne Brun, puis remise aux forces de l’ordre à Pétion-Ville, l’adolescente devient la clé d’une traque minutieuse.

À partir de là, les enquêteurs remontent la piste du suspect à travers plusieurs zones stratégiques : Montagne Noire, le supermarché Caribbean et Morne Brun. C’est finalement dans la zone de « Tèt Dlo » que Sikhumbuzo est identifié et interpellé, alors qu’il se trouvait en compagnie de sa fille aînée, âgée de 18 ans.

Scène glaçante après l’arrestation : face à ses trois enfants — âgés de 18, 15 et 14 ans —, l’homme, conduit en garde à vue à la DCPJ, serre la main de deux d’entre eux… mais ignore celle dont la fuite a précipité sa chute. Un geste lourd de sens, constaté par les policiers présents.

Ancien cadre de l’Église épiscopale d’Haïti, Sikhumbuzo fait désormais face à de lourdes accusations : assassinat, association de malfaiteurs, trafic illicite d’armes et, possiblement, séquestration de mineurs.

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