Révélations explosives. Selon des informations recueillies par O-News 1ère, le pouvoir provisoire serre l’étau autour du Conseil électoral provisoire. Objectif : reprendre le contrôle total du processus et retarder les élections, au mépris d’une population déjà privée de vote depuis des années.
Le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé, contesté mais adoubé par les États-Unis, aurait mené une offensive directe contre le CEP lors d’une réunion sous haute tension à la Villa d’Accueil, jeudi 9 avril. Face à l’institution dirigée par Jacques Desrosiers, il aurait exigé l’arrêt immédiat de toute avancée électorale, invoquant les contraintes du Pacte du 21 février 2026.
Entouré de son ministre de la Justice, Patrick Pélissier, le chef du gouvernement aurait imposé un ultimatum clair : suspendre vos « pike devan » et se plier à une nouvelle feuille de route. Selon nos sources, il aurait martelé qu’aucune décision ne peut être prise sans son aval, tout en ordonnant la préparation d’un calendrier reportant les élections à 2027.
Les échanges ont tourné à la confrontation. La Primature aurait même brandi une menace à peine voilée : les conseillers électoraux récalcitrants pourraient être écartés du processus. Une pression frontale qui alimente les inquiétudes sur l’indépendance du CEP et l’avenir immédiat de la démocratie haïtienne.
