De graves accusations secouent la Police nationale d’Haïti. Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, affirme que des policiers affectés à Saint-Marc seraient impliqués dans un réseau alimentant les gangs en armes et en cartouches.
Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, accuse sept (7) agents de l’UDMO affectés au commissariat de Saint-Marc d’être au cœur d’un système alimentant les gangs armés de l’Artibonite en armes et en munitions. Des révélations explosives qui jettent une nouvelle ombre sur les liens présumés entre certains secteurs de la police et les groupes armés.
Selon Pierre Espérance, certains de ces policiers seraient affectés au port de Saint-Marc avec pour mission d’empêcher les agents de surveillance douanière d’inspecter des conteneurs contenant des armes et des cartouches destinées aux bandits opérant dans la région. Il affirme également que le commissaire du gouvernement et des responsables policiers de Saint-Marc auraient déjà signalé ces faits dans des rapports transmis aux plus hautes autorités de l’État.
Mais malgré ces dénonciations, aucune mesure concrète n’aurait été prise pour stopper ces pratiques, déplore le responsable du RNDDH. Pour Pierre Espérance, cette situation illustre le niveau d’incompétence et de passivité de certains hauts gradés de la PNH face à une insécurité qui continue de ravager le pays. Une déclaration choc qui risque de raviver les tensions autour de la crédibilité des institutions sécuritaires haïtiennes.
