C’est une déclaration qui glace le sang. À Miami, au cœur du procès de l’assassinat de Jovenel Moïse, qui en est à sa sixième semaine, un ancien mercenaire colombien affirme qu’un ordre clair d’élimination totale a été donné lors de l’assaut contre la résidence présidentielle.
Vendredi 17 avril 2026, lors de sa deuxième journée de témoignage, Germán Alejandro Rivera Garcia a livré un récit accablant devant le tribunal fédéral. En larmes, il affirme que James Solages lui aurait lancé, droit dans les yeux : « il n’y a aucun innocent dans la maison, tuez tout ». Une phrase brutale, qui suggère une volonté assumée d’exécuter sans distinction toutes les personnes présentes.
Ce témoignage vient renforcer les révélations déjà explosives faites plus tôt dans le procès, notamment celles du mercenaire Mario Antonio Palacios Palacios, qui avait décrit la découverte des corps dans la chambre présidentielle après l’attaque du 7 juillet 2021. Ensemble, ces déclarations dessinent les contours d’une opération méthodique, marquée par une violence extrême et une coordination sans faille.
Rivera Garcia a également révélé qu’Arcángel Pretel Ortiz, présenté comme l’un des responsables de la société CTU, aurait averti le commando que le président Jovenel Moïse était armé et prêt à résister. Un élément qui soulève de nouvelles interrogations sur la préparation de l’assaut et sur la chaîne de commandement. Plus de quatre ans après le crime, le procès met à nu des vérités de plus en plus dérangeantes — et loin d’être toutes révélées.
