FLASH O-News 1ère — « Carnet de notes » de Jovenel Moïse : Me Samuel Madistin démonte le vacarme médiatique autour d’un document « sans valeur de preuve »

Présenté comme une révélation explosive dans l’affaire de l’assassinat de Jovenel Moïse, le prétendu carnet de notes attribué à l’ancien président ne constitue, selon Me Samuel Madistin, ni une preuve criminelle ni une véritable pièce à conviction, mais plutôt un nouveau vacarme médiatique autour d’un dossier déjà miné par les spéculations.

Alors que la polémique enfle autour de ce document dont Pierre Espérance affirme détenir une copie, Me Samuel Madistin a tenté de ramener le débat sur le terrain strictement judiciaire. L’avocat et défenseur des droits humains a clairement soutenu qu’un carnet contenant des noms, des rendez-vous ou des notes personnelles ne suffit aucunement à établir un lien direct avec la préparation ou l’exécution de l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Selon l’homme de loi, seules des pièces à conviction capables de démontrer concrètement la participation d’un individu à un crime peuvent véritablement peser dans une procédure pénale. Il estime donc que ce carnet, présenté dans certains espaces médiatiques comme une bombe potentielle, ne représente juridiquement presque rien dans le dossier. Une manière à peine voilée de dénoncer ce qu’il considère comme une agitation médiatique excessive autour d’un document sans portée criminelle réelle.

D’après l’avocat, les pièces à conviction sont des objets, documents ou éléments matériels pouvant servir à démontrer soit la culpabilité, soit l’innocence d’une personne poursuivie. Il peut s’agir, par exemple, d’une arme utilisée dans un crime, d’un document de planification, d’un téléphone, d’un enregistrement, d’un vêtement taché de sang ou encore d’un document prouvant qu’un accusé se trouvait ailleurs au moment des faits. Ainsi, une pièce à conviction peut être utilisée aussi bien à charge qu’à décharge.

Depuis plusieurs jours, cette affaire alimente les débats sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, notamment sous l’impulsion du présentateur Luckner « Louko » Désir, qui contribue à accentuer la controverse autour de ce fameux carnet de notes. Mais pour Me Samuel Madistin, transformer un simple registre de contacts ou de visiteurs en élément central du procès de l’assassinat de Jovenel Moïse relève davantage du sensationnalisme que de la rigueur judiciaire.

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