Une nouvelle offensive de l’administration Trump fait trembler les communautés immigrées aux États-Unis. Derrière un décret présenté comme une mesure contre les crimes financiers, de nombreux observateurs dénoncent une stratégie destinée à identifier les immigrants sans papiers, notamment les Haïtiens qui utilisent les banques pour survivre, travailler et soutenir leurs familles restées au pays.
Washington cherche désormais à renforcer le contrôle des informations collectées par les banques sur les immigrants, y compris ceux qui ne possèdent pas de documents migratoires réguliers, selon The Wall Street Journal. L’administration Trump exige du Département du Trésor américain qu’il mette en place, dans un délai de 60 jours, un mécanisme capable d’évaluer quelles données bancaires pourraient être exploitées ou partagées avec les autorités fédérales.
Officiellement, la Maison-Blanche affirme vouloir combattre le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale et les fraudes financières. Mais pour de nombreux spécialistes en immigration aux États-Unis, joints par O-News 1ère, le véritable objectif est clair : repérer, surveiller et identifier les sans-papiers à travers leurs activités bancaires. Une perspective alarmante pour des milliers de familles haïtiennes qui dépendent des comptes bancaires pour travailler, payer leur loyer, envoyer de l’argent en Haïti et simplement survivre au quotidien.
Face à cette pression grandissante, plusieurs banques américaines refusent encore de transmettre les informations de leurs clients, invoquant les lois sur la confidentialité. Mais la peur gagne déjà une partie de la diaspora haïtienne. Entre menaces d’expulsion, surveillance renforcée et durcissement des politiques migratoires, beaucoup craignent que cette nouvelle offensive marque une étape supplémentaire dans la chasse aux immigrants sans papiers aux États-Unis.
