Malgré les difficultés techniques et les contestations autour des règles de candidature, le président du CEP assure que le processus électoral avance et que les échéances seront respectées.
À quelques heures de la clôture de l’enregistrement des candidats, seuls 15 des 105 partis et groupements politiques agréés sont habilités à poursuivre la procédure. Les difficultés rencontrées sur la plateforme numérique du Conseil électoral provisoire (CEP), notamment le rejet de certaines données, ralentissent les démarches de plusieurs formations politiques. Jacques Desrosiers se veut toutefois rassurant : les partis qui ont atteint le seuil de 30 000 adhérents sont progressivement autorisés à poursuivre la procédure d’inscription de leurs candidats.
Autre difficulté : les exigences du décret électoral relatives aux candidatures. Plusieurs responsables politiques les jugent trop complexes et réclament leur modification. Ces préoccupations, déjà soulevées lors d’une rencontre avec le Premier ministre de facto, pourraient entraîner des changements au décret, avec un éventuel impact sur le calendrier électoral. Mais président du CEP préfère regarder vers l’avant et affirme que le processus continue d’avancer.
Le CEP tente également d’accélérer les inscriptions des électeurs. Un nouveau centre d’inscription et de vote a été inauguré mardi à la SONAPI, notamment pour desservir la population de Cité Soleil. L’institution affirme avoir renforcé son dispositif et poursuit ses activités de sensibilisation afin d’encourager les citoyens à s’inscrire, malgré les contraintes sécuritaires qui persistent dans plusieurs zones.
À environ trois mois du premier tour, la course contre la montre est donc engagée. Alors que des partis comme EDE et UNIR, ainsi que d’autres groupements politiques, demandent au CEP de surseoir à certaines démarches, estimant le délai trop court pour garantir la préparation de la machine électorale, Jacques Desrosiers maintient sa confiance dans le respect du calendrier électoral.
