Kenscoff : des journalistes violemment agressés lors des funérailles des victimes du massacre

Plusieurs journalistes ont été pris à partie mercredi 2 septembre par des membres de la population à Kenscoff, alors qu’ils couvraient les funérailles de cinq victimes du récent massacre. Un photojournaliste de l’AP affirme avoir été roué de coups.

Le photojournaliste de l’Associated Press (AP), Odelyn Joseph, affirme avoir été violemment agressé alors qu’il assurait la couverture des funérailles, aux côtés d’autres journalistes, dont Clarens Siffroy, de l’AFP et Jonès Saint-Eloi, de l’EFE . Pris à partie et maltraités, les travailleurs de la presse ont dû se réfugier dans le commissariat de Kenscoff pour échapper à leurs agresseurs.

L’incident ne s’est pas limité aux violences physiques. Selon le témoignage recueilli par O-News 1ère, les matériels de travail des journalistes ont également été endommagés au cours de l’attaque. Une situation qui illustre une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les professionnels des médias sur le terrain, particulièrement dans les zones frappées par la violence.

Cette nouvelle agression intervient quelques jours seulement après un incident similaire visant d’autres journalistes à Kenscoff, dans des circonstances comparables. La répétition de ces attaques suscite de vives inquiétudes pour la sécurité des travailleurs de la presse et pose, une nouvelle fois, la question du respect de la liberté de la presse dans un contexte de forte tension.

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