À peine nommé en Conseil des ministres, Uder Antoine se heurte à une fronde spectaculaire du Conseil électoral provisoire. Huit des neuf conseillers ont adopté une résolution lui interdisant l’accès aux locaux de l’institution, ouvrant une crise institutionnelle majeure.
Selon des informations obtenues par O-News 1ère, huit des neuf membres du Conseil électoral provisoire (CEP) ont signé, ce mercredi 3 juin 2026, une résolution interdisant à Uder Antoine l’accès aux locaux de l’institution. L’authenticité du document a été confirmée par une source proche du Conseil. Le représentant de l’Église catholique est le seul conseiller à ne pas avoir apposé sa signature à cette mesure présentée comme conservatoire.
Cette décision intervient moins de vingt-quatre heures après la révélation par O-News 1ère de la nomination de M. Antoine au poste de directeur général du CEP lors du Conseil des ministres du mardi 2 juin. Selon nos informations, l’intéressé, qui attend toujours la publication officielle de l’arrêté confirmant sa nomination, ne se serait pas présenté au siège de l’institution depuis l’annonce de cette décision gouvernementale, un élément qui aurait pesé dans l’adoption de la résolution.
L’affaire ouvre désormais un bras de fer inédit entre la Primature et le CEP. Une question demeure : une fois l’arrêté publié dans le journal officiel, les conseillers électoraux auront-ils les moyens juridiques et administratifs d’empêcher l’installation du nouveau directeur général ? Derrière cette confrontation se joue peut-être l’une des plus graves crises de gouvernance que l’institution électorale ait connues ces dernières années.
