de notre correspondant à Ouanaminthe, Rémy Augustin — Après plusieurs jours de mobilisation, les ouvriers du parc industriel CODEVI obtiennent un premier résultat : l’arrêt temporaire des activités.
Dans un communiqué officiel rendu public le mardi 21 avril 2026, la direction générale du parc industriel CODEVI, situé à Ouanaminthe (Nord-Est d’Haïti), a annoncé la suspension temporaire des activités des usines opérant au sein de la Compagnie de Développement Industriel. Une mesure exceptionnelle, prise dans un climat social tendu.
Depuis près de huit jours, des ouvriers multiplient les mouvements de protestation pour exiger un ajustement du salaire minimum à 3 000 gourdes. Ces mobilisations répétées ont fortement perturbé le fonctionnement du parc, contraignant les autorités de CODEVI à stopper les opérations en attendant un retour au calme.
Cette décision souligne l’ampleur de la crise sociale qui secoue le secteur industriel. Alors que les travailleurs réclament de meilleures conditions de vie, la pression monte sur l’État haïtien, appelé à trancher sur une revendication devenue centrale : la revalorisation du salaire minimum.
