Le drame de la Citadelle Henri, à Milot (Nord d’Haïti), prend un visage. Celui d’un père. Celui d’un pasteur. Celui d’un homme qui a vu ses deux filles mourir dans une catastrophe qui continue de dévoiler son horreur.
À mesure que les victimes sont identifiées, l’ampleur du désastre humain devient insoutenable. Plus de 30 morts, des dizaines de blessés, mais surtout des familles brisées à jamais. Le samedi 11 avril 2026, à la Citadelle Henri, ce ne sont pas seulement des vies qui ont été fauchées — c’est toute une génération qui a été frappée en plein cœur.
Parmi les récits les plus bouleversants, celui du pasteur Noël, originaire de Saint-Raphaël, bien connu dans sa communauté. Selon les informations recueillies par notre rédaction, il avait fait le déplacement avec ses deux filles pour ce qui devait être un moment de découverte, presque une célébration. En quelques minutes, tout s’est effondré. Le père a assisté, impuissant, à la mort de ses deux enfants.
Deux vies arrachées. Deux destins brisés. Et un père condamné à vivre avec l’insoutenable. Derrière chaque chiffre, une vie. Derrière chaque mort, une famille détruite. Et derrière cette tragédie, des questions de responsabilité qui deviennent de plus en plus pressantes : comment une telle tragédie a-t-elle pu se produire sans prévention, sans encadrement, sans secours immédiats ? Pendant que les autorités cherchent encore des réponses, les familles, elles, cherchent à identifier leurs morts.
