Après son veto sur l’article des 30 000 membres, Fils-Aimé rétropédale et promet de publier le décret électoral — exhortation de Washington ?

Après avoir bloqué l’inscription du décret électoral et du budget des élections à l’ordre du jour du Conseil des ministres en raison des 30 000 membres dorénavant exigés des partis politiques, le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé semble désormais changer de ton. Depuis Rome, où il affirme vouloir adopter le décret dès la semaine prochaine.

Le gouvernement de facto avait créé un véritable choc politique en refusant, le mercredi 6 mai 2026, d’inscrire à l’ordre du jour le projet de décret électoral ainsi que le budget des prochaines élections. Au cœur de la controverse : l’article 139, qui exige des partis politiques un minimum de 30 000 membres pour pouvoir présenter des candidats.

Mais à peine quelques jours plus tard, le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé semble faire marche arrière. Dans une interview accordée au quotidien Le Nouvelliste depuis Rome, samedi 9 mai 2026, il a assuré que le décret électoral serait finalement adopté « la semaine prochaine » en Conseil des ministres.

Le chef du gouvernement soutenu par Washington est toutefois allé encore plus loin en défendant ouvertement l’article controversé. Selon lui, l’exigence de 30 000 adhérents serait même « peut-être trop basse ». Pour Alix Didier Fils-Aimé, il serait anormal que des dizaines, voire plus d’une centaine de candidats présidentiels figurent sur un bulletin de vote.

Mais ce revirement spectaculaire du Premier ministre de facto soulève désormais de nombreuses interrogations dans les milieux politiques. Après avoir bloqué l’inscription du décret électoral au Conseil des ministres, Alix Didier Fils-Aimé a-t-il subi des pressions venues de Washington pour revoir sa position ? Durant son voyage à Rome, le chef du gouvernement de facto a-t-il reçu des exhortations de ses alliés internationaux afin d’accélérer la publication du décret électoral ?

Alors que le Premier ministre lui-même affirme, dans l’interview accordée au Le Nouvelliste, espérer organiser des élections avant la fin de l’année 2026, ce changement soudain de discours alimente déjà les soupçons de fortes pressions diplomatiques autour du processus électoral haïtien.

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