Alors que l’ancienne juge à la Cour de cassation, Wendelle Coq Thélot, avait été déclarée décédée en janvier 2025, une ordonnance du juge d’instruction Jean Denis Cyprien ordonnant son arrestation et sa comparution dans le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse vient raviver les interrogations autour de cette affaire déjà entourée de nombreuses zones d’ombre.
L’ordonnance du magistrat instructeur Jean Denis Cyprien a provoqué la surprise. Inculpée pour complicité présumée dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, Wendelle Coq Thélot fait désormais l’objet d’un ordre d’amener et d’un avis de recherche sollicité auprès de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Pourtant, l’ancienne juge de la Cour de cassation avait été annoncée morte dans la nuit du 10 au 11 janvier 2025.
Selon les informations rendues publiques à l’époque, Mme Coq Thélot serait décédée à son domicile à la suite d’un malaise survenu après un cauchemar, alors qu’elle se remettait d’une chute accidentelle. Depuis cette annonce, aucune information officielle n’était venue contredire cette version des faits, laissant croire que l’une des personnalités les plus controversées du dossier Moïse avait définitivement disparu.
Aujourd’hui, la décision du juge Cyprien de maintenir Wendelle Coq Thélot parmi les personnes recherchées et de la désigner comme domiciliée à Limonade, au Nord d’Haïti, relance toutes les interrogations. La justice dispose-t-elle de nouvelles informations laissant croire qu’elle est toujours en vie ? S’agit-il d’une erreur administrative, d’une formalité procédurale ou d’un développement majeur dans l’enquête ? Une chose est certaine : ce nouveau rebondissement ajoute une part de mystère supplémentaire à l’un des dossiers criminels les plus explosifs de l’histoire récente d’Haïti.
