Petite-Rivière de l’Artibonite : de très jeunes mineures violées par des membres de la coalition d’autodéfense

Des accusations de violences sexuelles visant de très jeunes mineures, des menaces contre les familles et des inquiétudes sur la présence policière plongent le centre-ville de Petite-Rivière de l’Artibonite dans une situation alarmante.

À Petite-Rivière de l’Artibonite, l’inquiétude grandit face aux violences qui seraient perpétrées par des membres de la coalition d’autodéfense de Morne Fort. « Pendant la semaine écoulée, nous avons continué à recevoir de nombreuses plaintes concernant plusieurs mineures qui auraient été violées par des membres de cette coalition », affirme Bertide Horace, porte-parole d’une organisation locale. Selon elle, certaines victimes seraient âgées de 12, 13 et 14 ans. La peur et les menaces empêcheraient toutefois plusieurs familles de parler publiquement de ces affaires.

Face à cette situation, un SOS est lancé en direction des autorités, notamment du ministère à la Condition féminine. La question est désormais directe : où est l’État lorsque des femmes et des enfants sont exposés à de telles violences ? Les témoignages recueillis font état d’un climat de terreur dans les zones contrôlées par la coalition, où les familles des victimes seraient elles-mêmes menacées. Le cas de Jéronès Exilhomme, alias « Ti Pastè », dont le père aurait été menacé après avoir cherché des explications sur la mort de son fils, illustre la gravité du climat qui règne dans la communauté.

Dans ce contexte, les autorités sont appelées à agir sans délai pour protéger les habitants de Petite-Rivière de l’Artibonite, en particulier les femmes et les enfants. La présence de la police dans la zone suscite également de graves interrogations, des informations faisant état d’une possible collaboration avec des membres de la coalition d’autodéfense. Ces accusations doivent être vérifiées, mais elles ne peuvent être ignorées. La police est censée protéger la population, pas fermer les yeux sur ceux qui la menacent. L’heure est venue d’exiger des mesures concrètes, une protection effective des victimes et des enquêtes crédibles sur les faits rapportés.

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