RÉVÉLATION O-News 1ère : le conflit CEP-Exécutif serait une mise en scène, plus de 5 conseillers auraient discrètement soutenu Uder Antoine

Alors que le Conseil électoral provisoire affiche publiquement son opposition à la nomination d’Uder Antoine comme directeur général, des informations obtenues par O-News 1ère révèlent une tout autre réalité. Selon plusieurs sources, une partie importante du CEP aurait discrètement facilité son accession au poste.

Le bras de fer présenté depuis le 2 juin entre le Conseil électoral provisoire (CEP) et le pouvoir de facto pourrait n’être qu’une façade. Selon une source du CEP jugée crédible par O-News 1ère, la désignation d’Uder Antoine comme directeur général de l’institution électorale aurait été préparée bien avant son officialisation. D’abord réticent à accepter cette fonction, invoquant notamment une question de loyauté envers le CEP, l’intéressé aurait finalement accepté le poste après avoir obtenu l’assurance du soutien d’une majorité des conseillers électoraux.

Cette révélation jette une lumière nouvelle sur les protestations publiques enregistrées au sein du Conseil. Alors qu’une note de contestation portant la signature de huit des neuf conseillers a circulé pour dénoncer l’imposition d’Uder Antoine, notre source affirme que six (6) de ces mêmes conseillers auraient, en privé, appuyé sa nomination. Un double discours qui soulève de sérieuses interrogations sur la véritable nature de la crise opposant le CEP à l’Exécutif autour du controversé décret électoral.

Une autre source, proche du gouvernement et ayant échangé avec O-News 1ère sur ce dossier, affirme que le vice-président du CEP, Jaccéus Joseph, est l’un des rares conseillers à maintenir une opposition constante à cette nomination. Cette même source estime que le président du CEP, Jacques Desrosiers, pourrait lui-même avoir été induit en erreur ou pris au piège par certains collègues qui, publiquement, dénoncent la nomination d’Uder Antoine tout en la soutenant discrètement.

Selon les informations recueillies, l’installation officielle d’Uder Antoine pourrait intervenir ce vendredi 5 juin. Une fois cette étape franchie, le nouveau directeur général serait en mesure de regagner ses bureaux au siège du CEP. Cette évolution survient dans un contexte déjà marqué par de vives tensions autour du décret électoral adopté en Conseil des ministres, un texte dénoncé par plusieurs acteurs comme une tentative de renforcer le contrôle de l’Exécutif sur l’appareil électoral.

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