Révélation O-News 1ère : le pouvoir de facto veut durcir le décret électoral — le seuil passerait de 30 000 à plus de 80 000 membres pour les partis politiques

Selon des informations obtenues par O-News 1ère, le gouvernement de facto s’apprêterait à retourner au Conseil électoral provisoire (CEP) le projet de décret électoral transmis le 14 avril dernier, avec une modification majeure et potentiellement explosive : l’article 139 exigerait désormais des partis politiques plus de 80 000 membres pour pouvoir enregistrer des candidats.

Alors que plusieurs acteurs politiques dénonçaient déjà le seuil de 30 000 membres prévu dans la première version du projet de décret électoral, le pouvoir dirigé par le Premier ministre contesté mais soutenu par Washington, Alix Didier Fils-Aimé, aurait choisi une option encore plus radicale. Selon une source généralement bien informée au sein de la Primature, le gouvernement a décidé d’augmenter considérablement le quota exigé aux partis politiques.

D’après notre source, le texte devrait être retransmis au CEP avec une nouvelle formulation de l’article 139, devenu l’article 130, imposant désormais un minimum de 100 000 membres aux formations politiques souhaitant participer aux prochaines élections. Une décision qui risque de provoquer un véritable séisme politique dans un pays où de nombreux partis peinent déjà à survivre dans un contexte de crise sécuritaire, économique et institutionnelle.

Cette nouvelle orientation pourrait être interprétée par plusieurs secteurs comme une tentative de verrouillage du processus électoral au profit des grandes structures politiques proches du pouvoir. Pendant que le gouvernement de facto promet des élections, la perspective d’un durcissement aussi spectaculaire des conditions de participation soulève déjà de sérieuses inquiétudes sur l’avenir du pluralisme politique et la crédibilité du futur scrutin en Haïti.

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