Le constat est terrifiant. Selon le chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz, les gangs armés contrôlent désormais entre 70 et 75 % de Port-au-Prince. Une révélation explosive qui confirme l’effondrement accéléré de l’État haïtien pendant que des milliers de familles fuient une capitale livrée à la terreur.
Haïti continue de sombrer dans une crise sans précédent. Devant la communauté internationale, Carlos Ruiz a dressé un tableau extrêmement alarmant de la situation sécuritaire du pays. Selon le responsable onusien, les groupes armés imposent désormais leur loi sur une grande partie de Port-au-Prince, transformant plusieurs quartiers en zones de guerre où l’État haïtien semble avoir totalement perdu le contrôle.
Plus inquiétant encore, Port-au-Prince apparaît aujourd’hui comme une capitale complètement effondrée malgré la présence annoncée de la Force de répression des gangs (FRG). Jusqu’à présent, aucune véritable présence visible sur le terrain ni aucune offensive majeure contre les groupes armés n’ont été constatées, alors même que l’arrivée, le 14 mai dernier, du commandant en chef de cette force, le major général mongol Erdenebat Batsuuri, avait été présentée comme un tournant dans la lutte contre les gangs.
Pendant que les gangs étendent leur emprise sur la capitale haïtienne, la catastrophe humanitaire explose. Des milliers de familles sont forcées d’abandonner leurs maisons sous les balles, tandis que des femmes, des enfants et des personnes âgées survivent dans des conditions inhumaines dans des sites de déplacés de plus en plus saturés. La peur, les exécutions, les incendies de maisons et les affrontements armés plongent Port-au-Prince dans un climat de panique permanente.
